Axe/Abolir 84-20

1 Janvier, 2017-email à politicians (English follows)

Bonne Heureuse Année. On est en 2017 et c’est le moment de changer et de prendre des bonnes résolutions avec, en tête, des objectifs ambitieux pour notre développement personnel. Plusieurs d’entre nous allons décider d’améliorer nos finances, de nous mettre en forme, de mieux travailler. Ça peut rappeler un peu les promesses électorales : un budget équilibré, des meilleurs services de santé, et plus d’emplois. Malheureusement, comme les bonnes résolutions du nouvel an, les promesses électorales sont faites pour être brisées.

Bonne Année ? On est en 2017 et il y a plus de deux ans que le gouvernement Libéral provincial a pris le pouvoir avec sa promesse de « respecter le droit de choisir de la femme (…) et identifier tous les obstacles qui entravent le droit de choisir des femmes et les éliminer » (Programme électoral des Libéraux, 2014, p. 29). Cependant, l’avortement demeure inaccessible à la majorité des Néo-brunswickois et les lois provinciales continuent à mettre en danger la santé des gens qui cherchent ce genre de service. Dans l’esprit de la nouvelle année, examinons les promesses électorales des Libéraux pour voir ce qui devrait changer.

Résolution #1 : « identifier tous les obstacles qui entravent le droit de choisir des femmes et les éliminer » (Programme électoral des Libéraux). En automne 2014, les Libéraux ont mis en place quelques mesures pour améliorer la situation en modifiant le règlement 84-20 de la Loi sur le paiement des services médicaux du N.-B. Maintenant, les patients n’ont plus besoin que deux docteurs certifient que leur avortement est médicalement nécessaire et la procédure n’a plus besoin d’être faite par un médecin spécialiste obstétricien et gynécologue. Super ! En mai 2015, des services d’avortement ont commencé à être offerts à un deuxième hôpital à Moncton. On vous tire le chapeau. Néanmoins, quand on parle de braver la barrière la plus importante pour l’accès à l’avortement au N.-B. –rembourser les avortements qui sont offerts dans les cliniques indépendantes- les Libéraux ne sont plus à la hauteur. L’avortement demeure inaccessible à la majorité des Néo-brunswickois, à cause de la distance des deux villes qui offrent les services d’avortement en hôpital, les obstacles pécuniaires (comme les couts des transports et/ou le cout de l’avortement en clinique), les frontières de l’âge gestationnel, les professionnels de la santé insuffisamment formés pour mener à bout le service, la stigmatisation sociale, et l’impossibilité d’accéder aux avortements en clinique.

Résolution #2 : « Nous établirons des politiques qui permettront à nos familles de contribuer à l’économie tout en élevant leurs enfants » et donnerons « aux familles les outils dont elles ont besoin pour s’épanouir » (Programme électoral des Libéraux, 2014, p. 24). Parce que l’avortement demeure inaccessible pour beaucoup au N.-B., les familles et les parents célibataires sont forcés à enfanter alors qu’ils n’en ont pas les moyens. Être forcé à rester enceinte et à élever un enfant additionnel, réduit les possibilités d’une personne de travailler ou de s’instruire, ce qui a un impact sur sa capacité pour s’épanouir et subvenir aux besoins de sa famille.

Résolution #3 : « Les Néo-Brunswickois vivront plus longtemps et en meilleure santé s’ils sont à l’extérieur du milieu hospitalier. Cet objectif peut être réalisé si nous mettons l’accent sur (…) l’accès à des professionnels de la santé dans les cliniques » (Programme électoral des Libéraux, 2014, p. 24). En dépit des preuves accablantes montrant que les avortements faits en clinique sont moins chers, plus efficaces, et offrent un meilleur soutien des patientes, le gouvernement provincial exige que les avortements soient faits en hôpital pour être remboursés par l’assurance santé. Comment pouvons-nous améliorer l’accès aux soins de santé dans les cliniques si ces services ne sont pas remboursés ?

Voici le modèle parfait des bonnes résolutions du nouvel an. C’est comme si notre province avait comme objectif de perdre vingt livres, s’inscrivait au gymnase, s’achetait tous les habits de sport, rencontrait un entraineur professionnel, mais refusait de se rendre au gymnase. Mais on ne perd jamais de poids si on ne va pas faire de l’exercice. Et, on n’améliorera pas l’accès à l’avortement jusqu’à ce que les services en clinique soient remboursés. Pas toutes les promesses ne doivent être brisées. Certaines promesses électorales des Libéraux ont été tenues. Par exemples, la plateforme électorale des Libéraux promettait de créer un nouveau Fonds d’emploi pour les jeunes « qui permettra[it] aux chômeurs de 18 à 29 ans d’acquérir une formation et une expérience de travail » au N.-B. (Programme électoral des Libéraux, 2014, p. 11). Et voilà : en mars 2015, le financement était disponible pour 1500 jeunes chaque année. Nous les avons même vu tenir des promesses liées à la santé reproductive. En juillet 2014, les Libéraux ont annoncé la création d’un Fonds spécial d’assistance pour les traitements de fertilité, offrant un montant de jusqu’à 5000$ aux personnes diagnostiquées d’infertilité, tenant leur promesse « [d’] aider plus de Néo-Brunswickois à devenir des parents » (26). Ces programmes sont des exemples parfaits de démarches positives de notre gouvernement vers la réalisation d’une société socialement plus juste, forte et équitable. Alors, qu’est-ce qui retient la décision sur le financement des avortements en clinique et un accès plus équitable et accessible aux soins reproductifs dans notre province ?

Nous savons que certaines promesses doivent être tenues. Il faut avoir espoir, dans l’esprit de la nouvelle année, qu’ici, au Nouveau Brunswick, nous pouvons changer pour le mieux. Voici une suggestion : deux bonnes résolutions simples pour la nouvelle année pour que nous ayons, en 2017, un accès juste aux soins reproductifs :

  1.     éliminer l’annexe 2 (a.1) du règlement 84-20
  2.     rembourser les avortements en clinique, en commençant par Clinic 554 à Fredericton.

Bonne Heureuse Année, de la part de JRNB.

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Happy New Year. It’s 2017 and it’s time for change and for resolutions to be made, with ambitious goals for self-improvement in mind. Many of us will resolve to improve our finances, get fit, perform better at work. It reminds me a bit of election promises: a balanced budget, improved health care services, and more jobs. However, just like New Year’s resolutions, election promises seem made to be broken.

Happy New Year? It’s 2017 and, more than two years have passed since the provincial Liberal government came into power with its promise to “respect a woman’s right to choose . . . and identify all barriers to a woman’s right to choose and eliminate them” (Liberal platform, 2014, 29).  Yet, abortion still remains inaccessible to the majority of New Brunswickers and provincial regulations continue to put the health of people seeking reproductive services at risk. In the spirit of the New Year, let’s look at the Liberal’s election promises and see what needs to change.

Resolution #1: “Identify all barriers to a woman’s right to choose and eliminate them.” In Fall 2014, the Liberals took some steps in the right direction by amending Regulation 84.20 of the Medical Services Payment Act. Now, patients no longer require two doctors to certify that their abortion is medically necessary and the procedure no longer needs to be performed by a medical specialist in OB/GYN. Great! In May 2015, abortion services were made available at a second hospital in Moncton. Pat on the back. However, when it came to addressing the greatest barrier to accessing abortion in NB – funding clinic abortions – the Liberals have still failed to deliver. Abortions remain inaccessible to a large number of New Brunswickers due to geographical distance from the two cities offering hospital abortions, financial limitations (including travel costs and/or having to pay for a clinic abortion), gestational age limits, insufficient trained health-care professionals who perform the procedure, persistent stigma, and the inability to access abortion in a clinic.

Resolution #2: “We will introduce policies that ensure that our families can contribute to the economy while raising their children” and “[give] families the tools they need to thrive” (Liberal party platform, 2014, 24). Because abortion remains inaccessible for many people in NB, families or single-parents are being forced to bear children they do not want or cannot afford. Being forced to stay pregnant and to raise an additional child impairs a person’s ability to work or attend school, thereby impacting their ability to thrive and provide for their family.

Resolution #3: “New Brunswickers will live longer, healthier lives if they stay out of hospitals. This can be achieved by . . . accessing medical professionals in clinics” (Liberal party platform, 2014, 24). Despite overwhelming evidence showing clinic abortions are not only cheaper but more efficient and supportive of patients, the provincial government still requires abortions to be provided in hospital if they are to be funded by medicare. How are we supposed to improve access to health care services in clinics if those services are not funded?

It’s a classic New Year’s resolution pattern. It’s like our province has set a goal to lose twenty pounds, got the gym pass, bought the work-out clothes, met with a personal trainer, but refuses to actually go the gym. But, you’ll never lose that weight if you don’t actually work out. And, you’ll never improve access until you fund clinic abortions.

Not all promises are made to be broken, though. There are examples of Liberal election promises that have been kept. For example, the Liberal party platform promised to develop a Youth Employment Fund “to give unemployed 18-29 year olds training and work experience here in NB” (Liberal party platform, 2014, 10). And voila, in March 2015, funding was available for up to 1,500 young New Brunswickers each year. We’ve even seen that promises related to reproductive healthcare can be kept. In July 2014, the Liberals announced the creation of a Special Assistance Fund for Infertility Treatments, providing a one-time grant of up to $5,0000 to those diagnosed with infertility, keeping their election promise to “help more New Brunswickers become parents” (25). These programs are perfect examples of positive steps our government has made towards realizing a more socially just, strong, and equitable society. So what’s the hold-up on funding clinic abortions and achieving more equitable, accessible reproductive health care in our province?

We know some promises aren’t made to be broken.  Let’s have hope then, in the spirit of the New Year, that here in New Brunswick we can change for the better. Here’s a suggestion: two simple New Year’s resolutions to help achieve reproductive justice for the province of New Brunswick in 2017:

  1.   Remove Schedule 2 of Regulation 84-20 of the Medical Services Payment Act, para (a.1)
  2.   Fund clinic abortions, starting with Clinic 554 in Fredericton.

Happy New Year, from RJNB.

 

November 24, 2016

Today, November 24, 2016, Reproductive Justice New Brunswick (RJNB) announces the launch of their hard-hitting campaign “Axe 84.20”. The date has been dubbed the “Naught-Aversary” by RJNB, marking, and mourning, the second year of political inertia following the provincial government’s election promises to remove all barriers to abortion access in New Brunswick. “Our patience has run out,” says RJNB member Allison Webster, “Abortion remains inaccessible for most New Brunswickers. Our province remains unfortunately unique: we are the only province where clinic abortions are available, but not funded by Medicare. This continues despite strong evidence that abortion care provided in clinics is best practice.”

The campaign launch will take place at a public lecture hosted by RJNB, featuring Dr Colleen MacQuarrie, on November 24th from 5:30 to 7pm in the Moot Court Room in Ludlow Hall, 41 Dineen Drive. Dr MacQuarrie is an academic activist who was instrumental in the successful campaign to bring abortion access to PEI. “We want to share our success and momentum from PEI with our allies in New Brunswick,” says MacQuarrie. “The victory in PEI grew out of a concerted effort of gathering evidence and sharing knowledge through a grassroots campaign, just like RJNB, and we stand behind the Axe 84-20 campaign 100%”

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Aujourd’hui Justice Reproductive Nouveau-Brunswick (JRNB) annonce le lancement de sa campagne percutante exigeant l’abolition du Règlement. Cette date est surnommée « Non-anniversaire » pour marquer, et déplorer, une deuxième année d’inertie politique suivant l’élection du gouvernement provincial et ses promesses d’éliminer tous les obstacles à l’accès à l’avortement au Nouveau-Brunswick. “Nous sommes à bout de patience,” dit Allison Webster, membre de Justice Reproductive Nouveau-Brunswick. “L’avortement demeure inaccessible pour de nombreuses personnes habitant le Nouveau-Brunswick. Notre province reste malheureusement unique. Nous sommes la seule province dans laquelle les avortements en clinique sont disponibles, mais non-financés par l’assurance-maladie. Cette situation préoccupante se maintient malgré les preuves que les avortements pratiqués en clinique soient les meilleures pratiques.”

Le lancement de cette campagne aura lieu pendant un événement public organisé par le JRNB avec la participation de Dr Colleen MacQuarrie jeudi le 24 novembre de 17 h 30 à 19 h au Moot Court Room, Ludlow Hall situé au 41, Promenade Dineen. Dr MacQuarrie est une activiste et universitaire reconnue ayant joué un rôle important dans la campagne menée à l’Île-du-Prince-Édouard (IPÉ) pour l’accès aux services d’avortement dans cette province. “Nous désirons partager cette victoire et ce momentum avec nos alliés/es du Nouveau-Brunswick,” explique Dr. MacQuarrie. “Nous appuyons la campagne exigeant l’élimination du Règlement 84-20 car nous avons triomphé à l’IPÉ grâce à l’organisation de groupes de base, comme JRNB.”

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